STABILITE ET VARIABILITE DES GENOMES ET EVOLUTION

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MEIOSE ET FECONDATION PARTICIPENT A LA STABILITE DE L'ESPECE

 
Les individus d'une même espèce se caractérisent par une extrême diversité: celle-ci résulte du fait que, grâce à la reproduction sexuée, chaque individu hérite d'une combinaison chromosomique unique, pour moitié d'origine paternelle, pour moitié d'origine maternelle.
Le caryotype ( assortiment chromosomique caractéristique de l'espèce) reste cependant stable de génération en génération: quels sont les mécanismes qui assurent cette stabilité?
 

1 Cycle de développement et maintien du caryotype

Chez les êtres vivants présentant une reproduction sexuée les différentes phases de la vie s'organisent de façon régulière: on parle ainsi de cycle de développement à l'intérieur duquel l'analyse du nombre de chromosomes est révélateur.

1.1 LE CYCLE DE DEVELOPPEMENT D'UN MAMMIFERE: L'HOMME

1.2 LE CYCLE DE DEVELOPPEMENT D'UN CHAMPIGNON: SORDARIA

1.2.1 Culture de Sordaria:

1.2.2 Reproduction de la moisissure Sordaria macrospora:

Si la réunion des chromosomes parentaux au cours de la fécondation ne pose aucun problème de compréhension, par contre leur disjonction lors de la réduction chromatique nécessite de connaître en détail les mécanismes des deux divisions de méiose.

2 La méiose:

Il est possible d'observer en T.P. des cellules en méiose dans les pièces reproductrices des végétaux (par exemple les cellules-mères des grains de pollen dans les sacs polliniques d'étamines de fleurs) ou dans les gonades d'animaux (cellules de la lignée germinale dans les testicules de criquet).
Les photographies proposées ont été réalisées dans les étamines d'ail des ours (Allium ursinum), espèce diploïde à 2n = 14. Après fixation, les cellules, qui restent regroupées dans une enveloppe lors de la méiose, sont colorées au carmin acétique et observées au microscope à contraste de phase.

2.1 DEUX DIVISIONS SUCCESSIVES

2.2 LES ETAPES DE LA MEIOSE

2.3 VARIATIONS DU NOMBRE DE CHROMOSOMES ET DE LA QUANTITE D'ADN

3 La fécondation:

La cellule-oeuf, qui résulte de la fusion des deux gamètes haploïdes, l'un mâle, l'autre femelle, est, pour les organismes diploïdes, la première cellule diploïde à l'origine de la construction d'un nouvel être.

3.1 LA FECONDATION CHEZ LES CHAMPIGNONS ASCOMYCETES:

Nous avons vu que chez Sordaria, la phase haploïde est réduite à la cellule-oeuf. Comme tous les Champignons Ascomycètes, il ne fabrique pas de véritables gamètes différenciés. La fécondation se traduit par la fusion de deux noyaux haploïdes de deux cellules reproductrices appartenant à deux filaments mycéliens de types sexuels différents + et -.

3.2 LA FECONDATION CHEZ LES MAMMIFERES:

Le spermatozoïde fécondant, après s'être fixé sur la membrane de l'ovocyte, fusionne sa propre membrane avec celle du gamète femelle et le contenu de son cytoplasme pénètre dans celui de l'ovocyte; le flagelle est sectionné à la base.
Les noyaux de chaque gamète augmentent de volume et constituent les pronuclei mâle et femelle. La réplication de l'ADN se produit dans chaque pronucleus; ils migrent vers le centre de l'oeuf et vont finir par fusionner: c'est la caryogamie.
Un fuseau de division se forme, sur certaines fibres duquel les chromosomes se fixent: l'enveloppe nucléaire se fragmente, la première mitose de segmentation de l'oeuf commence.
 
La fécondation in vitro permet de suivre de façon très précise les différentes phases de la fusion d'un spermatozoïde et d'un ovocyte.

A partir des photographies proposées, retrouvez les différentes phases de la fécondation et, après avoir réalisé des dessins d'observation, servez-vous des commentaires pour les annoter.

4 Les anomalies de la méiose:

Le caryotype est caractérisé par le nombre et la structure des chromosomes (notamment la position du centromère: central, distal, ...). La fécondation et la méiose établissent à chaque génération de nouvelles combinaisons chromosomiques, tout en assurant la stabilité du caryotype. On connaît dans l'espèce humaine un certain nombre d'anomalies du nombre de chromosomes (aneuploïdie). Quelles sont les plus courantes et quelle en est l'origine?

4.1 LES PRINCIPALES ANOMALIES CHROMOSOMIQUES VIABLES:

 ANOMALIE (NOMBRE DE CHROMOSOMES)
 FREQUENCE
 PHENOTYPE ASSOCIE
  Aneuploïdies autosomiques    
 Trisomie 21 (47)
 1 / 700
 Syndrome de Down ou Mongolisme
 Trisomie 18 (47)
 1 / 5 000
 Syndrome d'Edwards
 Trisomie 13 (47)
 1 / 20 000
 Syndrome de Patau
 Aneuploïdies gonosomiques    
 Trisomie XXY (47)
 1 homme / 1 000
 Syndrome de Klinefelter: phénotype masculin
 Monosomie X (45)
 1 femme / 2 500
 Syndrome de Turner: phénotype féminin
 Trisomie XYY (47)    Habituellement asymptomatique: phénotype masculin
 Trisomie XXX (47)    Habituellement asymptomatique: phénotype féminin

4.2 ORIGINE DES ANOMALIES CHROMOSOMIQUES: