Les groupes sanguins A, B, AB et O correspondent
à la présence de marqueurs à la surface des
hématies.
2-
Choisissez "Polymorphisme de ABO". 2.1 LES SEQUENCES DU GENE QUI CODE POUR L'ALPHA-ANTITRYPSINE:
Pour information... Le gène de l'alpha-antitrypsine et ses allèles:
ALLELES FREQUENCE ESTIMEE EN % (population blanche des USA) Taux d' -AT dans le sang (en % de la mormale)
Quantité d' -AT dans le sang chez l'homozygote (mg/dL-1)
Risque de maladie chez l'homozygote M' 1 (le plus ancien et seul présent dans les premières populations) 20 - 23 100 150 - 350 non M 1 44 - 49 100 150 - 350 non M 2 14 - 19 100 150 - 350 non M 3 10 - 11 100 150 - 350 non S 2 - 4 40 - 70 100 - 200 non Z 1 - 2 10 - 15 15 - 50 oui NULL 1 rare 0 0 oui, précoces NULL 2 rare 0 0 oui, précoces

Il ressort de cette étude:
- qu'un nouvel allèle apparaît par mutation d'un allèle préexistant chez un individu et se répand plus ou moins dans les populations,
- qu'il existe un degré d'apparentement des divers allèles, qui est à mettre en relation avec la relative instabilité de la molécule d'ADN.
2.2 L'ORIGINE DU POLYALLELISME
C'est donc dans les mutations qu'il faut rechercher l'origine du polyallélisme: une mutation est une modification de la séquence nucléotidique de l'ADN.
Une mutation ponctuelle ne concerne qu'une paire de nucléotides (ou quelques nucléotides adjacents) et relève de:
- la substitution (remplacement d'une paire de nucléotides par une autre),
- l'addition (une paire de nucléotides s'insère entre deux autres successives),
- la délétion (perte d'une paire de nucléotides).
Une mutation peut résulter d'une erreur d'appariement lors de la réplication de l'ADN, mais aussi de différentes altérations des nucléotides. C'est un phénomène rare, spontané et aléatoire, mais dont la fréquence peut être augmentée par certains facteurs qualifiés de mutagènes (UV, rayons X, radioactivité, substances chimiques,...).
Il faut bien comprendre qu'une modification nucléotidique sur l'ADN de cellules somatiques, c'est-à-dire non reproductrices, n'affecte que les cellules issues de cette cellule mutée, mais ne se transmet pas à la descendance. Pour qu'un nouvel allèle soit transmis de génération en génération, il est nécessaire que la mutation affecte les cellules germinales, c'est-à-dire celles qui sont à l'origine des gamètes.
Le taux de mutation germinale (nombre de mutations par gamète produit) est évalué, chez l'homme à 10e-6 par gène. Ce faible taux est en accord avec l'apparition constante de nouveaux allèles au cours des temps et le polyallélisme résulte donc de l'accumulation de mutations au cours des générations.
2.3 LES CONSEQUENCES DES MUTATIONS
Les mutations somatiques n'ont de conséquences que pour l'individu qu'elles affectent et sont une cause importante de cancérisation.
Les mutations germinales se transmettent par mitoses à l'ensemble des cellules de l'organisme héritier et peuvent avoir des conséquences variables:
Beaucoup de mutations sont désavantageuses, voire délétères, mais il arrive, même si le cas est rare, qu'une mutation confère un avantage à l'organisme, lui ouvrant ainsi ne nouvelles possibilités: la conséquence peut ainsi être déterminante en terme d'évolution.
3.1 LES GLOBINES HUMAINES
- Pour information...
- L'hémoglobine est une hétéroprotéine complexe formée de l'association de quatre chaînes polypeptidiques et d'un groupement non protéique appelé hème, contenant du fer.
Chez l'homme adulte elle comporte en général deux chaînes de globine
2 de141 acides aminés et deux chaînes de globine
2 de 146 acides aminés (hémoglobine A), mais aussi de façon minoritaire une combinaison
2
2 (hémoglobine D) que vous pouvez observer en 3D avec le logiciel RASMOL.
- L'organisme humain fabrique plusieurs types d'hémoglobines au cours de sa vie, constituées par l'assemblage de diverses chaînes de globines, comme le montre le document ci-dessus:
- tétramères
2
2,
2
2,
2
2 durant le développement embryonnaire,
- tétramère
2
2 pendant la vie foetale.
- Tous les gènes fonctionnels codant ces différentes chaînes protéiques sont regroupés en famille:
- famille
(
,
2,
1) regroupée sur le chromosome 16,
- famille
(
, G
, A
,
,
) regroupée sur le chromosome 11.
3.1.1 Comparaison des molécules de globines:
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Il ressort de cette étude qu'il existe dans le génome humain des gènes apparentés, présentant des ressemblances qui ne peuvent s'expliquer par des processus aléatoires. Les gènes concernés appartiennent à ce que l'on appelle une famille multigénique.
Mais il reste à préciser les causes de cet apparentement et des différences constatées entre ces gènes, ce qui ne peut être fait avec le logiciel. On comprendra ainsi ce que revêt la notion de famille multigénique.
3.2 LES MECANISMES DE LA CREATION DE GENES NOUVEAUX
Ces mécanismes de duplication-transposition / mutation ont pu se reproduire plusieurs fois, créant ainsi les différents gènes d'une famille multigénique.

3.3 RELATIONS DE FILIATION ENTRE LES GENES CODANT POUR LES DIFFERENTES GLOBINES: L'HISTOIRE D'UNE FAMILLE MULTIGENIQUE
