STABILITE ET VARIABILITE DES GENOMES ET EVOLUTION

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EXEMPLES DE RELATIONS ENTRE MECANISMES DE L'EVOLUTION ET GENETIQUE

 
Comment la transmission des innovations génétiques au sein des populations peut-elle être responsable de l'évolution des espèces?
 

1 La sélection naturelle, un moteur de l'évolution

1.1 INNOVATION GENETIQUE ET ENVIRONNEMENT: LE MELANISME INDUSTRIEL CHEZ LA PHALENE DU BOULEAU

1.1.1 Variation au sein d'une population:

1.1.2 L'hypothèse de mutations récurrentes:

1.1.3 L'hypothèse sélective:

1.2 LA SELECTION NATURELLE: UNE REPRODUCTION DIFFERENTIELLE DES INDIVIDUS ET DES GENES:

1.3 FREQUENCE D'UN ALLELE ET CONTRAINTES SELECTIVES: LA DREPANOCYTOSE

2 Variabilité génétique sans avantage sélectif

2.1 VARIABILITE ET FONCTIONS DE LA MYOGLOBINE

2.2 LES MUTATIONS NEUTRES

3 Chronologie du développement et évolution

3.1 DEVELOPPEMENT DE L'HOMME ET DU CHIMPANZE

La tête et le crâne du jeune chimpanzé sont très différents de ceux de l'adulte et ressemblent beaucoup à ceux de l'homme.

Vous analyserez les documents "Chronologies comparées du développement du chimpanzé et de l'Homme" ( J. Aubry - Lycée Charles de Gaulle - CAEN ) et vous essaierez de répondre au questionnaire présenté.

3.2 LES GENES DU DEVELOPPEMENT

3.2.1 La découverte des gènes du développement

3.2.2 Disposition et expression spatio-temporelle des gènes homéotiques chez la drosophile et la souris

 

 
Nous retiendrons donc, comme le suggèrent les documents d'accompagnement du programme de SVT de terminale S, "qu'une mutation peut affecter des gènes du développement (notamment des gènes homéotiques). De telles mutations (« petite cause ») peuvent induire des décalages (ralentissements ou accélérations) de certaines phases du développement chez de nombreux vertébrés et invertébrés, et peuvent avoir par exemple pour conséquence l'apparition d'un nouveau plan d'organisation [...] (« grand effet »). On appelle hétérochronie ces modifications de durée et de vitesse d'ontogenèse au cours de l'évolution.
 
Ce mécanisme, qui peut contrôler l'apparition de caractères fondamentaux de l'espèce, peut être expliqué avec l'exemple du blocage du trou occipital à la base du crâne chez l'Homme qui impose une bipédie permanente, alors que la bascule vers l'arrière chez le Chimpanzé âgé de un an accompagne la quadrupédie des adultes.
Il en est de même avec l'exemple de l'allongement de la durée du développement embryonnaire du système nerveux central chez l'Homme par rapport au Chimpanzé, pouvant être lié à une multiplication des cellules nerveuses conférant à l'Homme un développement plus important du cerveau.

Les phénomènes d'hétérochronie ont probablement joué un grand rôle dans l'évolution humaine. Ils se manifestent par une accélération ou un retard dans le développement embryonnaire ou dans la croissance. Ainsi, l'Homme pourrait être le " descendant néoténique " d'un animal qui aurait conservé à l'âge adulte des traits que l'on trouve aussi chez les homininés actuels (Chimpanzé, Bonobo), mais seulement lorsque ceux-ci sont jeunes.
Ces caractéristiques sont modifiées lors du passage à l'état adulte (bipédie, front haut et bombé, yeux volumineux par rapport au reste de la face, membres supérieurs courts par rapport aux membres inférieurs). Des mutations finalement assez limitées sur le plan de la quantité de matériel génétique concernée, mais ayant des conséquences majeures sur le développement, ont pu être transmises d'un coup à la descendance."