LA CONVERGENCE LITHOSPHERIQUE ET SES EFFETS

Nous avons vu en 1èreS que l'origine du mouvement des plaques lithosphériques devait être recherchée dans les courants de convection mantelliques, assurant par ailleurs la dissipation de la chaleur interne du globe.
A l'aplomb des dorsales, les courants ascendants provoquent la divergence des plaques: il y a formation permanente de lithosphère.
On sait par ailleurs que les fonds océaniques les plus âgés n'ont que 200 MA. Force est d'admettre qu'en certains endroits il doit y avoir disparition de cette lithosphère. Elle se fait dans les zones de subduction, compensant ainsi l'accrétion au niveau des dorsales.
Faisant suite à la subduction, la collision résulte de la convergence de deux lithosphères continentales. Elle conduit à la formation d'une chaîne de montagne (nous aborderons ce phénomène à partir de quelques aspects de la géologie des Alpes franco-italiennes).
 
Thèmes traités et activités pédagogiques (durée: 4 semaines):
 
Convergence et subduction:
- Les marqueurs de la subduction
- Les mécanismes de la subduction
- Le magmatisme des zones de subduction
Convergence et collision continentale:
- Des témoins de l'ouverture et de l'expansion de l'océan alpin
- Des témoins de la fermeture de l'océan alpin
- La collision continentale et l'orogénèse alpine

1 Convergence et subduction

1.1 LES MARQUEURS DE LA SUBDUCTION

1.1.1 Des reliefs contrastés au niveau des marges actives

Il est ainsi possible de constater la présence de reliefs positifs et négatifs au niveau des marges actives:
  • fosses océaniques,
  • cordillère,
et éventuellement:
  • îles volcaniques disposées en arc,
  • bassin océanique arrière-arc.

1.1.2 Des signes de déformation de la lithosphère

Dans les chaînes montagneuses des marges actives il est possible de répérer les témoins de contraintes tectoniques.

L'étude plus fine des reliefs sous-marins, par exemple le bourrelet de sédiments accumulés dû à la subduction de la plaque Philippine sous l'arc des Ryukyus, au Sud du Japon, avec un logiciel approprié (par exemple SISMOLOG) révèle un aspect particulier (zone centrale verte et bleue sur le document).- Situez le document ci-dessus dans son contexte géographique en cliquant sur l'icône ci-contre.

Les schistes lustrés du Queyras apartiennent au prisme d'accrétion de la zone de subduction initiale lors de la fermeture de l'océan alpin. Ils portent dans leur structure les traces des contraintes compressives qu'ils ont subies, comme en témoignent les deux photographies ci-dessous: exprimez-les.
Front de taille de la falaise surplombant la route forestière en bordure du Guil à Château-Queyras (schistes lustrés à gauche, détail à droite)

1.2 LES MECANISMES DE LA SUBDUCTION

1.2.1 Disposition des foyers sismiques au niveau des marges actives:


1.2.2 La disparition de la lithosphère océanique:

1.2.3 Evolution de la plaque océanique engloutie

1.3 LE MAGMATISME DES ZONES DE SUBDUCTION

1.3.1 Les roches magmatiques caractéristiques des marges actives

1.3.2 La genèse des magmas lors de la subduction

- Vous vous remémorerez les relations Pression-Profondeur et la notion de gradient géothermique en construisant un tableau:

Contexte géodynamique:

Subduction
Valeur du gradient (°C/km)
Température à 10 km
T à 20 km
T à 50 km
T à 80 km
T à 160 km







- Quelle est la température minimale que doivent atteindre les matériaux pour obtenir la fusion partielle dans la croûte? dans le manteau supérieur? Cela est-il réalisé dans une zone de subduction? Quelle conclusion pouvez-vous tirer?
- Vous étudierez le rôle de l'eau en revenant au point 5 précédent:

PREFERENCES -> Milieu hydraté

Quelle nouvelle constatation pouvez-vous faire? A quelles conditions P/T minimales la fusion partielle des matériaux peut-elle se faire?
Est-elle réalisée dans la croûte ou dans le manteau?
Que vaut notre hypothèse de départ?


1.4 LE METAMORPHISME DES ZONES DE SUBDUCTION

1.4.1 Schistes bleus et éclogites:

1.4.2 Les transformations minéralogiques d'un gabbro au cours de la subduction: 

Le long du plan de Bénioff, les roches de la lithosphère océanique sont soumises à des conditions de pressions et de températures éloignées de celles de leur formation. Elles se transforment et se déshydratent. Des minéraux, déstabilisés, réorganisent leurs éléments chimiques pour constituer de nouveaux édifices cristallins stables dans les nouvelles conditions: on les appelle des minéraux-index du métamorphisme et on qualifie de domaine de stabilité l'éventail des pressions et des températures à l'intérieur duquel un minéral ou une association minérale est stable.  
Vous obtenez ainsi une grille pétrogénétique qui va vous permettre de simuler le trajet P-T-t d'une roche de la lithosphère océanique lors de son enfouissement: un gabbro en l'occurrence.

Il est possible, expérimentalement de reproduire les transformations que cette roche subit lors de la subduction: c'est sous l'effet des hautes pressions que la lithosphère océanique se transforme en schistes bleus, puis en éclogites.  


Trajet P-T-t d'un gabbro lors de la subduction
 
Sur la grille pétrogénétique obtenue, vous allez recontituer les conditions d'enfouissement de ce gabbro, qu'on appellera désormais métagabbro.
Pour que ce travail se fasse en relation avec une activité similaire vue en 1ère S, vous allez ajouter sur votre graphe P-T la limite de stabilité suivante: Clinopyroxène+Plagioclases / Hornblende, vers 700°C environ.
Vous devez en effet vous souvenir que les gabbros de la lithosphère océanique subissent, lors de leur éloignement de la dorsale par expansion océanique, un métamorphisme hydrothermal, par circulation d'eau en leur sein.
Ces métagabbros ont donc enregistré le faciès "schistes verts" et ce sont eux qui vont subir, lors de la subduction, un autre métamorphisme qui les fera passer au faciès "schistes bleus", puis plus profondément, dans le domaine des éclogites.

Après avoir défini des points dans chacun des domaines de stabilité, vous les relierez entre eux: vous obtiendrez, sous forme d'un trajet P-T-t, l'histoire du refroidissement de la plaque océanique, de son enfouissement par subduction et enfin de sa venue en surface après érosion des formations sus-jacentes.

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