LITHOSPHERE ET TECTONIQUE DES PLAQUES
 
L'idée que la lithosphère est découpée en plaques rigides mobiles est récente. Nous nous proposons de découvrir comment cette théorie s'est progressivement imposée et d'aborder les méthodes qui ont permis de préciser les mouvements de ces plaques.
 
Eléments requis:

Thèmes traités et activités pédagogiques (durée: 2 semaines):

Thème 1: Les fondements de la tectonique des plaques

1.1 DES CONSTATATIONS


Que ce soit la carte mondiale de répartition des foyers des séismes ou celle des volcans en activité, ces documents révèlent l'existence de limites séparant différentes plaques à la surface du globe: les plaques lithosphériques.
Ces limites se situent à l'aplomb de dorsales médio-océaniques ou dans des zones qualifiées de marges actives (appelées ainsi par leur caractère sismique et volcanique), par opposition aux marges passives qui sont les limites entre continents et océans.

1.2 DE LA THEORIE A LA CERTITUDE

 
Thème 2: La découverte du mécanisme de la tectonique des plaques

2.1. DONNEES DU PALEOMAGNETISME:

2.2 HYPOTHESE DE VINE ET MATTHEWS

2.3. L'EXPANSION DES FONDS OCEANIQUES

2.4. PREUVES SUPPLEMENTAIRES DE LA MOBILITE DES PLAQUES

Thème 3: Le déplacement des plaques observé en direct

On peut mesurer actuellement avec une précision millimétrique des distances de plusieurs milliers de km.
Plusieurs méthodes sont utilisées: la plus connue est le GPS ("Global Positionning Système") qui se fait par satellites (24 actuellement opérationnels, nommés GPS BII-01 à GPS BII-24) à l'aide de signaux radio et qui permet de connaître à tout moment et en tout lieu les coordonnées d'un point à la surface du globe (position en latitude, longitude et altitude).
Il est possible de suivre le positionnement de ces satellites sur le site de la NASA:
 
http://science.nasa.gov/RealTime/JTrack/3D/JTrack3D.html
 
Ces satellites émettent en continu un signal radio sur deux fréquences (1.2 Ghz et 1.5 Ghz) que tout utilisateur muni d'un récepteur adéquat peut capter. Il suffit d'effectuer des mesures successives pour détecter en temps réel (c'est à dire sur quelques années) le déplacement d'un point par rapport à un autre pris comme référence. On peut déterminer la vitesse absolue de déplacement de ce point.
C'est ainsi que le système GPS est utilisé pour étudier le mouvements des plaques lithosphériques à la surface du globe avec une précision de l'ordre du millimètre.

MISE EN EVIDENCE DES MOUVEMENTS RELATIFS DES PLAQUES A PARTIR DE DONNEES GPS
Les données de l'activité qui suit sont tirées du site "GPS Time Series - Jet Propulsion Laboratory" du CalTech (California Institut of Technology).
1) Localisez les stations sur le planisphère fourni ci-contre en utilisant les coordonnées en latitude et en longitude.
 
 STATIONS
 LATITUDE
 LONGITUDE
 VITESSE DE DEPLACEMENT EN LATITUDE (cm/an)
 VITESSE DE DEPLACEMENT EN LONGITUDE (cm/an)
 EISL (Ile de Pâques)
 -27,14
-109,57
   
 PAMA (Tahiti)
 -17,56
-149,57 
   
 IISC (Bangalore)
 13,02
 77,57
   
 IRKT (Irkoutsk)
 52,21
 104,31
   
 TAEK (Taegu)
 36,37
 127,36
   
 TROM (Tromsö)
 69,66
 18,93
 1,46
 1,51
 GUAM (Guam)
 13,58
 144,86
 0,28
 -1,11
 REYK (Reykjavik)
 64,13
 -21,95
 2,1
 -1,08
 FARR (Iles Farallon)
 37,69
 -123
 2,26
 -3,94
 KUNM (Chine)
 25,02
 102,79
 -1,88
 3,04
 
2) Déterminez la vitesse de déplacement en latitude et en longitude de ces stations: une croissance dans la latitude ou la longitude sera signalée par le signe +, une décroissance par le signe -.
Celles des 5 dernières stations vous sont fournies. Reportez celles des 5 premières stations, exprimées en cm/an, dans le tableau ci-dessus.
3) Construisez sur le planisphère les vecteurs "vitesse de déplacement" en rouge pour chaque station, en prenant comme échelle 5mm pour 1 cm / an de déplacement.
4) Comparez avec les résultats des calculs de vitesse absolue réalisés à partir de données géologiques (§1.2.2).
5) En utilisant l'ensemble des données, expliquez quels types de mouvements peuvent avoir les plaques les unes par rapport aux autres. Figurez dans la légende de la carte ces types de mouvement.
 

 
Il ressort de ces techniques que l'on obtient des vitesses "instantanées" de déplacement des plaques parfaitement en accord avec les valeurs moyennes calculées sur plusieurs MA à partir de données géologiques.